La pose de parquet est une mise en œuvre complexe et très technique réalisée de préférence par un professionnel confirmé.
Nous allons traiter dans cet article uniquement des types de pose les plus courants. Vous pouvez les rencontrer indifféremment dans l’habitat neuf ou ancien, soit ;

  • la pose de parquet cloué sur lambourdes
  • la pose de parquet collé sur chape béton
  • la pose flottante sur sous-couche

Les planchers extérieurs et terrasses bois ou composite exposés au intempéries feront également l’objet d’un autre article.

Tout comme les fondations d’une construction, le support de votre parquet est d’une importance capitale. Il affecte directement la durabilité de la réalisation.
Vous trouverez en détails dans l’article support de parquet un long développement à ce sujet.
Mais en résumé pour aujourd’hui nous pouvons retenir simplement que le support doit être parfaitement sain, sec et solide.

Le parquet offre une multitude de décors possibles en fonction de l’effet décoratif recherché. Et par ailleurs en fonction des contraintes techniques imposées par la construction existante.

  • la pose à l’Anglaise à coupe perdue
  • la pose en bâtons rompus, point de Hongrie
  • la pose en damier
  • la pose à la Française

Ceci pour les poses de parquet les plus classiques, viennent ensuite la pose en échelle, la pose à coupe de pierre et bien d’autres.

Le calepinage est un croquis rapide ou un dessin d’implantation d’un parquet dans une pièce, il va déterminer au préalable;

  • le choix de l’orientation des lames dans le sens de la lumière
  • le choix de l’orientation des lames parallèle à la longueur de la pièce
  • l’axe des travées pour la pose batons rompus et point de Hongrie
  • l’axe de la cheminée pour la pose des panneaux à la Française

Tout d’abord il peut être judicieux de présenter quelques lames de parquet sans aucune fixation dans la pièce. Ceci pour étudier in situ l’effet visuel de chaque option.
Sauf exception, la pose d’un parquet dans un couloir doit être réalisée avec les lames orientées dans le sens de la longueur.

La plus ancienne et la plus confortable à l’usage des poses, reste la pose clouée. Et ceci tant au niveau acoustique, qu’au niveau de la sensation de confort au déroulé du pied.
En dehors des châteaux et des pièces de réception officielles, elle est majoritaire dans les appartements classiques. Tandis qu’elle est très appréciée dans les salles de danse, théâtre et concerts.
L’épaisseur importante des lames permet de multiples rénovation dans le temps. Ainsi qu’un large choix de décors différents et des réparations accessibles si besoin.
Le seul paramètre incontournable pour une implantation neuve est la présence d’une réservation, c’est à dire un espace suffisant de sept centimètres au minimum en dessous du niveau du sol fini, afin de pouvoir disposer et caler les lambourdes ou voliges sur lesquelles sera cloué votre parquet.

L’époque moderne a amélioré de façon fulgurante la qualité des colles. Cela permet aujourd’hui le collage en plein de lames de parquet de plus en plus larges. De multiples décors sont plus faciles à mettre en œuvre et le choix de supports est plus étendu. D’un point de vue économique, l’exigence de la qualité de mise en œuvre reste la même. Mais le temps d’exécution plus court, l’épaisseur moindre de la lame de parquet influe également à la baisse sur la note de fourniture. Ceci permet néanmoins de multiples ponçages ultérieurs.
Ce mode de pose est adapté à toutes les finitions sur chantier, teinte, vitrification ou huilage. En outre il existe des finitions réalisées en usine qui apportent des aspects irréalisables sur chantier.

Pour être très clair la pose flottante est la mise en œuvre d’un parquet sans aucune fixation au support.
Dans le même registre que les colles à parquet, l’industrie a développé une technologie très performante en matière de conception, d’usinage et de finition. Les parquet contrecollés, dalles PVC et autres revêtements de sol stratifiés sont au top dans leurs gammes de prix respectives.
Les avantages sont nombreux, à commencer par un coût qui peut sembler attractif. Le temps de pose est très rapide, la circulation immédiate sans délai de séchage. Et comme toutes les finitions réalisées en usine ; le choix est plus étendu.
Ceci dit, malgré les bobards des vendeurs de la grande distribution, la pose flottante reste très technique. Les découpes multiples, le calepinage, et la pose des plinthes seront là pour le rappeler au novice.
Et avant toute mise en œuvre le support doit impérativement et soigneusement être examiné et préparé si nécessaire.

En premier lieu et avant une autre étape de la mise en œuvre, que ce soit le ponçage, la pose des plinthes ou l’ouverture à la circulation, un délai est fortement conseillé en fonction du type de pose;

  • vingt quatre heures pour une pose flottante avant la pose des plinthes si possible
  • trois semaine avant ponçage d’un parquet cloué
  • durée identique dans le cas où le parquet est collé

Inutile de préciser que ce point est largement sous-estimé dans la pratique. Cependant il faut tout de même en avoir connaissance et s’adapter.

Comme sa désignation l’indique le jeu périphérique est un espace libre entre le parquet et les différents éléments tels que murs, piliers, seuils qui pourraient empêcher la variation dimensionnelle du bois.
Avant tout si vous l’ignorez le bois est un matériau vivant qui réalise un retrait ou un gonflement. Notamment en fonction des variations hygrométriques saisonnières.
Ce jeu périphérique essentiel ne doit pas être ignoré, d’autant qu’il est recouvert par la plinthe périphérique.

La plinthe est un élément décoratif et de finition à part entière dont la pose ne doit pas être négligée. En effet je ne connais aucun professionnel qui soit fan de cette dernière opération. La difficulté technique n’est pas anodine pour l’ajustement et la complexité des découpes par exemple. Et le confort de la position de travail est là pour vous rappeler : la station debout caractérise l’être l’humain !
D’un point de vue technique la plinthe vient recouvrir le jeu de dilatation périphérique avec discrétion. Tandis qu’autrefois elle protégeait le mur des coups de balai.
Les variétés de plinthes sont légions, en largeur, épaisseur, plates ou moulurée, neutres, colorées ou contrastées. Vous noterez au passage la désaffection pour les plinthes coordonnées avec leur effet « cuvette » en particulier dans les petites pièces.

La pose de parquet est une mise en œuvre fondamentale que je vous conseille de réceptionner en tant que telle.
N’attendez pas que votre parquet soit poncé et vitrifié pour évoquer un désordre ou une modification à effectuer. A bon entendeur.

J’ai attendu la fin de cet article pour présenter des aspects vraiment techniques qui pourraient lasser le lecteur non averti.
Donc, la fabrication et la pose de parquet sont normalisés dans cette jungle administrative que le Monde entier nous envie.
Ces Normes ont accouché de trois Documents Techniques Unifiés, communément cités sous l’acronyme DTU.
Le peu d’engouement que j’ai rencontré autour de moi provient d’une part du prix de vente de 288€ hors-taxes.
Du manque d’intérêt pour l’apprentissage, pour la lecture et une absence de curiosité en général. Selon mon point de vue.
Néanmoins certains points ne sont pas sans intérêt. Je vous propose donc une petite sélection complémentaire à la volée ;

  • les locaux à parqueter sont hors-d’eau et hors d’air, portes et fenêtres posées.
  • l’humidité résiduelle du sol ne dépasse pas 3%
  • l’humidité de l’air doit être située entre 45 et 65%
  • la température doit être supérieure à 15°
  • la co-activité est fortement déconseillée
  • les sols chauffants nécessitent une attention particulière

En conclusion, comme tous les travaux de bâtiment, la pose des parquets doit être conforme aux règles décrites dans les DTU.

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